Par Ophélie Pruneau

C’est ce samedi 3 novembre, que 7 élèves du comité Amnistie Internationale du Cégep se sont levés plus que de bonne heure afin de prendre l’autobus les conduisant à l’école secondaire de la Magdeleine à LaPrairie. L’établissement recevait cette année, plus de 600 jeunes de niveau secondaire, collégial et universitaire afin de faire le point sur ce qui se passe dans le monde. Une journée remplie d’énergie, de sourires et de détermination attend les militants d’Amnistie à chaque année, et ce depuis 30 ans.

Après un accueil chaleureux avec muffins et café (certains en avaient réellement besoin), nous sommes accueillis dans l’immense auditorium pour le lancement du congrès. C’est le moment parfait pour les jeunes engagés de s’informer sur les droits humains et réfléchir. À l’entrée, il y a distribution d’un format réduit de la Déclaration Universelle des droits de l’homme, car il s’agit également du 70e anniversaire de la DUDH. Un discours des plus dynamiques de la directrice générale d’Amnistie Canada Francophone, Béatrice Vaugrante, inaugure le congrès, avec une volonté ressentie de changer le monde. « On va pas laisser les bad guys détruire la planète ! », s’exclame la directrice avec un sourire aux lèvres.

Le congrès poursuit sur une conférence de Guillaume Vermette, clown humanitaire depuis plusieurs années. Le jeune homme nous parle, à travers un humour désopilant, de ces voyages dans des camps de réfugiés, hôpitaux et orphelinats. Ces histoires touchantes évoquent la réalité que certaines familles doivent affronter au quotidien, comme la misère, la famine, la guerre. Guillaume conclut en affirmant qu’« aider les autres, c’est vraiment le fun, pis tout le monde peut le faire». Un clown-globe-trotteur drôle et attachant à suivre les réseaux sociaux !

Cette journée annuelle dédiée aux droits humains sert surtout à faire valoir les actions militantes et à faire le bilan sur ce que l’organisme a accompli. Des vidéos d’actions militantes de partout à travers le monde, dont des écoles du Québec, nous sont montrées, nous avons  droit à diverses performances musicales et dramatiques avant d’aller manger. Sur l’heure du dîner, des kiosques sont présents pour nous présenter différents projets, causes, activités et organisations. La journée se poursuit en après-midi avec des ateliers. Chaque participant, lors de l’inscription, avait à choisir deux ateliers parmi 19 choix au total. Différents sujets pouvaient être abordés, notamment la peine de mort, le trafic d’organes, la liberté d’expression, les enjeux autochtones, la communauté LGBTQ+, et bien d’autres. Certains ateliers se concentraient davantage sur l’organisation de projets ou d’actions militantes. Bref, des activités pour tous les âges et pour tous les goûts étaient offertes.

On ramène les jeunes à l’auditorium en fin d’après-midi, pour différents discours engagés de jeunes et d’adultes ainsi que d’autres numéros musicaux. Chaque année, il va dans la tradition de faire une grande marche dans les rues entourant l’établissement afin de montrer notre volonté d’apporter un changement. Malheureusement, cette année, la température et les conditions administratives de la ville nous ont empêché d’aller nous dégourdir les jambes et d’aller scander nos slogans à l’extérieur. Ce n’était pas bien grave, rien n’empêche les militants d’Amnistie de bouger et de faire du bruit. Le congrès se conclut par un spectacle de tambours accompagnés de gens du public qui dansent sur la scène.

« Je suis membre d’Amnistie internationale depuis maintenant quatre ans, et, comme à chaque année, le congrès a eu le don de m’apporter un regain d’enthousiasme et d’espoir. Se rassembler avec des gens qui partagent cette passion de l’activisme est toujours une source de motivation à persévérer dans mon implication au sein de l’organisme. Les gestes que nous posons contribuent réellement à changer les choses, et c’est plus que gratifiant de voir tout le progrès qu’ ils ont permis. Surtout quand on a la chance d’entendre le puissant témoignage qu’a porté Imen Derouiche, une ancienne prisonnière d’opinion. Elle a été libérée par Amnistie, grâce à la mobilisation de gens comme vous et moi. J’en profite d’ailleurs pour vous annoncer qu’une campagne des cartes de voeux aura lieu au Cégep, et j’espère fortement que votre participation sera à la hauteur de toutes ces personnes qui n’attendent que notre soutien. »

  • Alice St-Onge Ricard

Pour beaucoup de jeunes et moins jeunes, le Congrès des Jeunes est une occasion, pour nous, défenseurs des droits humains de  s’ouvrir sur le monde et faire renaître cette petite flamme en nous. Le comité du cégep est revenu de LaPrairie avec de belles choses à raconter et surtout, avec de nouvelles idées de projets. Prochainement, le comité Amnistie internationale du Cégep de Trois-Rivières vous invitera à prendre part vous aussi à une action militante dans le mois de novembre. Vous pourrez vous aussi faire entendre votre voix.

Faire partie du comité est quelque chose qui t’intéresse ? Tu peux aller demander des informations à Virginie Bertrand-Gaucher au local socioculturel, ou même te présenter à une rencontre. Amène ta belle énergie au local 3192, c’est tous les mardis de 11h à 12h.

LAISSER UN COMMENTAIRE

Veuillez entrer votre commentaire
Veuillez entrer votre nom ici

7 + vingt =