Ailes de feu

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Par Thomas Lefebvre

Que mes yeux soient ouverts, fermés ou masqués, je pense à la finalité d’un souhait, qui pourrait bien dans le meilleur des mondes être perceptible par ce qui me reste d’humanité. Quand le roi ordonnera aux canons de cracher le feu, je serai le premier en ligne pour, de toute ma passion, recevoir de plein fouet, et attraper de la main droite la supernova, étoile flamboyante unique en toi ; J’invite, lorsque que je serai devenu une fleur du ciel, la faucheuse à danser avec moi ; et si on me demande si je suis vraiment sérieux, voilà ce que sera ma réponse : j’en sais autant que toi; Mais je songe au tableau imaginé dans un rêve, venu lors d’une marche aux bords d’un ruisseau. Si j’arrive à charmer la mort, alors l’automne qu’amène la vieillesse; avec un fil d’argent je l’attache avec le printemps des idées, j’ai la foi que nos existences auront une survivance. Elles dureront au moins jusqu’au moment de l’épuisement de notre patience envers l’existence, n’oublie pas cependant d’où viens ton essence, la panne sèche précède le mal-être profond que représente l’ennuie du propylée. Ce soir, au clair de la lune, n’attendons pas Pierrot, allumons la mèche et embrasons-nous de mille feux.

Je ne peux nier que l’esprit est devenu sur terre le plus grand des caméléons, mais au fond j’en dis que rien n’empêche parfois de partager une confession, qu’elle soit consciente ou non. Voici donc ma première: la belle Aphrodite, son reflet s’oublie au fond bien vite, quand on regarde l’aura qui brille autour de toi. Je peux la voir au-delà de l’atmosphère, où valse quelques fruits de l’artificier perché sur le clocher. Et ainsi, je me suis permis de rêver, car au lieu d’escalader monts et rochers, j’ai pour envie, lorsque la magie de ce monde redeviendra forte et à la porte de tous, , alors à ce moment nul besoin du chemin du vice ou de l’altruiste, inutile après d’entrer en lice avec le mirage de soi. Je veux voler au large avec toi. La montée nous libère de ses dissonants murmures dans nos têtes. À l’arrivée, du haut de je-ne-sais-où, soyons, dès que le carillon commence à jouer l’hymne à la joie, tantôt des lucioles tantôt des papillons le temps d’une éternité. Ou deux. Et répétons ensembles, jusqu’à atteindre l’état de transe dans un manège de La Ronde, ce cycle auquel l’âme refuse de séquestrer son corps dans une tombe. Partons, l’horizon reste toujours à conquérir, cet avenir vers le levant je le veux ici et maintenant. Les ouragans ne réussirons pas à ternir nos êtres en quête de devenir.

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