Entrevue avec Romaldéhyde

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Par Angie Arcand

Si toi aussi tu as fait le saut en lisant le nom incongru du seul et unique groupe progressif du Cégep, alors peut-être que tu devrais prendre quelques secondes de ton temps afin de lire l’entrevue que j’ai menée auprès de ses membres. Composé de Gabrielle Arcand, de Charlotte Pépin Tanguay, d’Alex Germain, de Mathilde Bournival et d’Ismael Zouiten, tous élèves du programme de Musique. Le groupe Romaldéhyde, – et non pas Ronald et quoi ? – s’est mérité la seconde place à la toute dernière édition de Cégep en Spectacle grâce à sa présence sur scène et à la complexité de leur composition. Le groupe fait progressivement apparition sur la scène trifluvienne et ce à grands coups de Requiem et d’ombres chinoises. En effet, Romaldéhyde ne cesse de surprendre. Que ce soit à l’aide de paroles imagées ou bien en intégrant costumes, chandelles et parapluies, le band, qui semble être un univers à part entier, vous enveloppera dans leur brume et vous fera perdre la notion du temps. Les morceaux de Romaldéhyde possèdent un pouvoir d’évocation fort. Leur compositrice, Gabrielle Arcand, expérimente avec les mots, les images et les notes afin de créer une ambiance et un style propre au groupe.

Gabrielle Arcand : « C’est souvent des images. Ou des idées musicales, d’expérimenter vraiment. Je voulais expérimenter un canon, je voulais que le début […] soit une narration ».

Romaldéhyde joue beaucoup avec l’aspect théâtral de leurs représentations. Effectivement, le band use intelligemment de cet atout afin de pouvoir rejoindre un plus grand public, mais aussi de créer quelque chose de plus complet que leur musique.

Charlotte Pépin Tanguay : « On veut pas juste faire de la musique. On veut créer quelque chose de plus gros, une ambiance autour de nous. […] L’art musical ne s’arrête pas qu’à la musique. […] Créer l’ambiance qui va avec notre musique c’est important.  […] Surtout peut-être pour ceux qui ont plus de difficulté à comprendre notre théorie musicale. Avoir cet aspect-là qui est vraiment visuel, ça permet de comprendre notre musique d’un niveau visuel. Ça le rend plus accessible ».

G.A. : « C’est l’expérience Romaldéhyde dans un sens. C’est ce qu’on recherche ». [rires]

Tout juste sélectionné pour les demis finals des Mardis de la relève, le groupe est heureux d’obtenir des prix à la hauteur de leurs efforts, mais ce qui rend Romaldéhyde encore plus extatique c’est plutôt le fait que les juges reconnaissent la complexité de leur art.

C.P. T. : « Avoir des juges […] qui nous font gagner parce qu’ils comprennent et qu’ils trouvent ça bon. Ça fait du bien et ça donne l’impression qu’on gagne pour les bonnes raisons ».

Le band revient tout juste de l’enregistrement de son premier EP, qui sortira d’ailleurs sous peu. Avis aux intéressés, Romaldéhyde se produira le 15 mars prochain au Café-Bar Zénob.

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