Différence, amère différence

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Anonyme  

Q : Qu’est-ce qui t’a le plus frappé ?
R : Quand je suis arrivée à l’université, la première chose qui m’a frappée était l’angoisse. En fait, j’étais complètement dépaysée. C’était comme un nouveau voyage pour moi parce que je changeais de ville, je disais au revoir à mes amis, à mon frère et
à mes parents, puis j’habitais seule pour la première fois. J’arrivais dans un campus plus grand que celui du Cégep de Trois-Rivières avec beaucoup plus de pavillons que les simples pavillons des Humanités et des Sciences à savoir se retrouver dans tout ce chantier. Donc, en gros l’angoisse de l’inconnu.

Q : Côté social, parle-moi des différences.
R : J’étais pour ma part dans un programme préuniversitaire au Cégep, donc assez impersonnel. Ce fut plus difficile pour ma part de sociabiliser avec les gens et de me trouver de bons amis, car je voyais plus cette étape de mon parcours académique comme une compétition (ayant toujours en tête la fameuse cote R). À l’université c’est différent, j’ai soufflé tout l’air de mon corps et aux initiations facultaires de l’université,
j’étais plus détendue et plus paisible. Il faut savoir aussi que je suis dans un programme universitaire assez petit. Je pense vraiment que ça dépend de la vision de chacun. J’ai l’idée en ce moment que je suis bien où je suis et que je n’ai plus besoin de me prouver à qui que ce soit. À partir du moment où l’on se laisse plus aller, on se fait de bons amis avec lesquels on vit des moments qui resteront gravés pour toujours.

Q : Maintenant, parle-moi des différences sur le plan académique.
R : Sur le plan académique… dure question. Soyons honnêtes, certains membres du personnel du Cégep nous préparent mieux à l’université que d’autres. Pour être franche, vous savez les professeurs que l’on redoute au Cégep parce que le cours, les examens, et les corrections sont difficiles, puis qui n’ont pas les meilleures révisions sur
le site ratemyteacher? Eh bien, que nous le voulions ou non, ce sont ceux qui nous préparent le mieux à l’épreuve qu’est l’université.

Je garde notamment de bons souvenirs du cours de Francis Langlois, Julie Blachet Chouinard et Yannick Milette, qui avaient des réputations de durs à cuire. Mon conseil : de grâce prenez-les. Les notions que m’ont enseignés ces virtuoses de leur domaine respectif m’ont hautment aidé à me préparer au marasme universitaire.

Mais n’ayez pas peur, à l’université, il y a toujours un moyen d’alléger cette diff culté, notamment en abandonnant certains cours (donc en ayant 4 cours plutôt que 5) et en ayant des amis avec lesquels vous pouvez échanger vos notes de cours. Je vous rappelle que je témoigne de mon expérience personnelle, donc de mon programme universitaire et mes méthodes de travail.

Je me suis remise en question plus qu’une fois pour tout dire, mais voyez-vous, j’ai persévéré et me voilà à la troisième session de mon bac, à seulement trois petites sessions de la fin.

Le temps passe vite.

Je vous souhaite la meilleure des chances, puis n’oubliez jamais ce dont vous êtes capables.

Maude A.

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