Impérialisme, Inaction et Ignorance

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Texte par Tristan Turenne 

Savez-vous ce que les licornes, tout ce qui ne se passe pas en Occident, les dragons et le réchauffement climatique ont en commun ? Ils n’existent pas. Ce texte ne se penchera pas sur la définition étymologique du concept d’existence, mais sur la perception de ce qui existe pour un individu vivant en Occident au début du 21e siècle.

Pour comprendre la situation actuelle, il va falloir que vous répondiez à une autre question. Qu’est-ce qui est le plus triste entre un inconnu qui meurt en chine, un inconnu qui meurt en Mauricie, un inconnu qui meurt devant vous ou une personne de votre famille qui meurt devant vous. La gradation de chaque événement fait ressortir deux concepts majeurs. La proximité par rapport à l’espace et la proximité par rapport au temps. L’espace s’expliquant par les impacts passant d’indirects à directs et le temps s’expliquant par le fait d’avoir passé un certain nombre de temps avec le membre de la famille en question.
Maintenant, transposons le concept de proximité de l’individu vers la société. Lorsqu’un événement majeur survient en Occident les médias, et par conséquent la population, vont y porter une attention élevée, mais si elle survient ailleurs dans le monde, l’attention que la population va y accorder va être moindre. Prenons exemple sur l’actualité des derniers mois. Deux événements marquants ont eu lieu : La marche pour la planète et les manifestations à Hong Kong.

La marche ayant été causé par une étude signée par plusieurs milliers de scientifiques avec comme résultat plus de 500000 Montréalais et 4 millions de personnes à travers le monde marchant dans les rues, mais rien n’a changé parce que l’on ne peut pas voir le réchauffement climatique. Si littéralement voir le réchauffement climatique était possible, la manifestation aurait facilement fait sortir plus de 100 millions de personnes dans les rues. Nous pouvons voir les conséquences du réchauffement comme les catastrophes naturelles qui augmente ou la glace qui fond dans les pôles, mais nous ne pouvons pas voir le réchauffement lui-même ce qui revient à dire qu’il n’existe pas vraiment. Je vous entends déjà me demander une preuve. La preuve est simplement d’analyser vos habitudes de vie. Comment vous déplacez-vous ? Avez-vous acheté quelque chose qui ne vous était pas nécessaire dans la dernière année ? Êtes-vous végan ? La malheureuse vérité est que vos réponses ne sont probablement pas très environnementales et plus poussez pour des facteurs économiques. J’ai moi-même participé à la marche, mais n’est-ce pas une excuse pour me donner bonne confiance et accusé les grosses entreprises et le gouvernement de LEUR pollution pendant que j’ignore mes actions ?

Les manifestations à Hong Kong ont été beaucoup médiatisées puisque les manifestants défendaient des valeurs occidentales. Avez-vous entendu parler des manifestations au Liban ? Au Chili ? En Haïti ? En Équateur ? Au Pérou ? En Bolivie ? et d’autre encore, certaines ayant un niveau de mort et de manifestant beaucoup plus élevé qu’à Hong Kong tout en défendant presque les mêmes valeurs. Le problème est qu’il n’y a pas d’avantage stratégique à les médiatisé. Par conséquent ces événements existent moins.

Tout ce qui se passe présentement est sur le point de changer. L’humain va devoir s’adapter dans un monde maintenant mondialisé. Un individu moral ne pourra plus se dire moral dans son inaction, il ne va plus pouvoir se dire qu’il n’a pas d’impact sur les 6 millions de personnes qui meurent de faim par année et le milliard de personnes vivant dans l’extrême pauvreté alors qu’il vit une vie de luxe. Bien évidemment j’entends par vie de luxe une vie ou l’individu n’a pas peur de ne pas pouvoir manger le lendemain.

Ce texte ne critique pas l’Occident et encore moins l’humain, mais il critique l’inaction. Puisque si une personne n’agit pas, une autre va agir, et cette autre personne est celle qui va engager un enfant de 7 ans dans un métier dangereux, cette personne va faire employer une fille de 8 ans comme prostitué, cette personne va donner l’ordre de génocider une partie de sa population. La question à se poser ici n’est pas est-ce que ces actions sont mauvaise, elles sont mauvaises. La question à se poser est : celui qui ne tente pas d’arrêter une action mauvaise est-il autant mauvais que celui qui commet l’acte mauvais ?

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