Nous allons vers un mur

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Par Kamil Tazi

Les problèmes grugeant le monde sont fort nombreux, que ce soit le réchauffement climatique, l’extinction massive des espèces du vivant, la montée de l’extrême droite partout dans le monde ou bien même la disparité de richesses entre pauvres et riches, il y a là une problématique commune à tous ces maux qui infectent la planète : l’ignorance des gens aux signaux d’alarmes qui sont envoyés fréquemment. Cette impasse est la résultante de deux éléments qui mettent en périls le rehaussement des conditions de vie sur Terre : le manque de questionnement des individus sur ce que sont fondamentalement les choses et le système en place qui procède à un embrigadement des pensées du public le poussant même à ne jamais mettre en doute ce qui se passe et d’agir comme si tout ce qui se passait était dans l’ordre naturel des choses.

En premier lieu, la majorité des gens ont relégué la philosophie et la pensée critique dans leur esprit à un statut de doctrine inutile et une perte de temps totale, car peu d’entre eux remettent en question ce qu’ils entendent (comme il a été démontré avec le phénomène des Fake News . De plus, la plupart des personnes n’essaient pas de chercher le contexte historique ou le fondement des concepts qui les entourent, comme le système économique actuel qui pousse à l’exploitation des travailleurs et des ressources naturelles sans aucun égard à ceux-ci et la plupart des gens justifient eux-mêmes leur exploitation en considérant que celle-ci fait partie de l’ordre naturel des choses. Ensuite, abondants sont ceux qui n’ont ni la capacité ni l’envie de régler ces problèmes, car ils n’ont aucune envie de changer les choses et d’améliorer leur sort pour pouvoir en contrepartie, profiter d’une certaine stabilité.

En deuxième lieu, le système capitaliste qui est en place depuis le 19e siècle a accompli un travail remarquable de faire croire aux gens qu’il encourage les gens à le nourrir, car c’est sa fonction primaire; une croissance infinie sans considérations pour autre chose que l’expansion et la production constante. Cette structure socio-économique a causé ou accentué la plupart des problèmes actuels grâce à sa nature de domination : le réchauffement climatique qui était déjà en branle depuis plusieurs milliers d’années s’est accéléré exponentiellement, l’exploitation massive d’espèces animales et la destruction d’habitats naturels ont été causées par la rapide propagation de l’homme durant et après la révolution industrielle, l’écart de richesses entre les riches et les pauvres s’est élargi considérablement dû à l’appropriation de tous les moyens de productions faite par une élite (auparavant les serfs pouvaient s’auto suffire même s’ils étaient au service d’un seigneur féodal). Il y a un contrôle des médias et une concentration des moyens d’accéder à l’information qui sont à son paroxysme à cause de l’appartenance de ceux-ci par des compagnies privées et des conglomérats de plateformes de diffusions médiatiques.

En fin de compte, beaucoup de personnes qui n’ont pas de connaissances sur les enjeux actuels ou qui ignorent ceux-ci pour préserver leur train de vie tranquille et monotone causent un certain statu quo à la résolution des problèmes qui touchent le monde. Tout cela arrive parce qu’une multitude d’individus décident de se mettre la tête dans le sable par rapport aux défis que l’humanité a à relever pour hausser sa qualité de vie et qu’ils vont même jusqu’à justifier les pièges du système mis en place, car c’est tout ce qu’ils savent et ce qui leur a été dit, par exemple : les gens qui justifient le fait qu’un emploi est ennuyant et qu’il rend la vie des gens misérables et que c’est normal, car c’était comme cela pour leurs parents et ceux avant eux aussi (chose qui est illogique et qui arrive vite à un raisonnement circulaire ainsi qu’un appel à la tradition).

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