« Homo Animalis »

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Texte par Tommy Tremblay, Histoire et Civilisation

À l’époque comme aujourd’hui, l’être humain se considère différent dans le règne animal. Ils basent en disant qu’eux seuls possèdent une intelligence développée. Toutefois, la science a démontré qu’en réalité on trouve les mêmes capacités cognitive et sociale à des degrés différents que l’humain, notamment chez le Bonobo.
Devant ce contraste, une question s’impose d’elle-même, l’humain est-il fondamentalement différent des animaux ?

Pour le rationalisme, nous sommes fondamentalement différents des animaux, car ce qui nous distingue c’est l’esprit. Pour eux, cet élément permet la réflexion, ainsi que notre capacité d’organiser une structure sociale. Cependant, pour les naturalismes, ils refusent catégoriquement le dogmatisme de l’esprit. De plus, ils basent leur idéologie en disant que l’humain a quelque degré différences des animaux. Pour eux, nous avons les mêmes instincts, ainsi qu’une structure sociale et cognitive comparable à certaines espèces animales. Pour ma part, je partage le concept du darwinisme avec sa théorie de l’évolution par la sélection naturelle.

Les rationalistes
Tout d’abord, les rationalistes s’entendent pour dire que l’homme est divisé en deux parties. D’une part, l’humain est constitué d’un élément commun avec tous les animaux, le corps. Pour ce courant philosophique, le corps est vue comme un moteur biologique vide prêt à accueillir une âme. Dans le même courant d’idée, le christianisme comme certains philosophes, tels que Descartes, pense que la deuxième partie qui constitue l’humain est l’âme, réservé uniquement à l’humain. Selon eux, l’âme c’est ce qui permet à l’homo sapiens d’avoir une conscience, d’être capable de s’organiser en société, d’établir des vertus, des codes moraux, etc. Bref, pour les rationalismes, l’humain est fondamentalement différent des animaux, car il possède une âme ce qui le rend unique.

Les naturalistes
Ensuite, il y a les naturalistes qui rejettent catégoriquement la conception de l’âme humaine et expliquent que l’humain est en fait comme tous les animaux, mais à des degrés différents. Cependant, ce qu’ils veulent dire par des degrés différents. En effet, il y a chez d’autres animaux des éléments qu’on croit uniques à l’humain. Par exemple, la structure langagière. Les scientifique savent aujourd’hui que certaines espèces comme les éléphants, les otaries, les baleines, les dauphins, les chauves-souris, et bien d’autres possèdent cette capacité. Toutefois, elle n’est pas autant développée, voire raffiner. Il en est de même pour l’organisation sociétale. En somme, pour le naturalisme, l’humain n’est pas fondamentalement différent de l’animal. Il s’agit simplement de quelques nuances.

Le darwinisme
Enfin, pour ma part, je partage la philosophie du darwinisme. Cette mentalité n’est pas si loin du naturalisme comme école de pensée. En fait, Charles Darwin est un naturalisme. Cependant, celui-ci apporte comme argument que c’est par la sélection naturelle que l’homme s’est distingué en nuance avec les autres espèces animales. La sélection naturelle est en soi un processus qui oblige tout ce qui vit à s’adapter au changement de leur environnement et élimine de façons tout à fait naturelles ceux qui sont inaptes à cette lutte pour la survie. Ce que l’homme fait depuis environ 70 000 ans. Pour résumé le darwinisme, l’homme n’est pas fondamentalement différent des animaux, seulement mieux équipé pour la survie de son espèce.

En conclusion
Les réponses apportées par les rationalismes qui pensent que l’âme rend l’humain fondamentalement différent des animaux ou par les naturalismes qui pensent qu’il s’agit d’une question de nuance ce que ne rend pas l’humain fondamentalement différent des animaux soulèvent plus de questions que de réponse. En outre, si l’on adhère au dogme du darwinisme, pourquoi l’humain possède-t-il toutes les caractéristiques lui permettant d’être l’animal le plus évolué?

« Les espèces qui survivent ne sont pas les espèces les plus fortes, ni les plus intelligentes, mais celles qui s’adaptent le mieux aux changements »
– Charles Darwin

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